Assemblée générale 2016 : INDURA, un acteur clé du développement durable

INDURA  a réuni plus d'une centaine de participants lors de son assemblée générale, en mars à Villeurbanne. Le bilan présenté pour l'année 2015 est positif. INDURA s’affirme, pour 2016, comme un acteur clé du développement durable en Auvergne-Rhône-Alpes.

Anne Pellet, conseillère régionale, a réitéré le soutien de la Région au cluster INDURA, « lieu de développement collaboratif et d’innovation ». Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon en charge du Développement Durable, propose à INDURA la Métropole comme terrain d’innovation en la matière.

Cluster depuis décembre 2014, INDURA a accueilli en 2015, comme en 2014, 10 % d’adhérents supplémentaires. Fondé par 22 entreprises et laboratoires fin 2009, INDURA compte aujourd’hui 91 membres, parmi lesquels déjà trois fleurons auvergnats : Polytech Clermont, la PME cantalienne Matière, et la Fédération régionale des travaux publics Auvergne. Depuis mars 2016, le cluster étend en effet son périmètre d’action à la nouvelle Région Auvergne-Rhône-Alpes. Une dynamique qui se reflète au niveau financier : le budget d’INDURA a doublé entre 2014 et 2016.

Défis d'aujourd'hui

La mission d'INDURA en faveur d'infrastructures durables s'est concrétisée à nouveau en 2015. INDUA est ainsi engagé dans le programme régional pour la réhabilitation des friches initié par la Région et financé par le FEDER, aux côtés du pôle de compétivité Axelera, du Centre d’échanges et de ressources foncières et du Groupement d’intérêt scientifique Envirhônalp. Le projet national MURE, lui, a pour objectif d’optimiser le recyclage des enrobés bitumineux. En 2015, trois chantiers expérimentaux de rénovation de chaussées ont été créés pour comparer différentes méthodes.

Sur le plan de la transition énergétique cette fois, INDURA a annoncé sa participation au projet GRETA (Geothermal Resources in the Territory of the Alpine Space), soutenu par des fonds Interreg à hauteur de 2,3M€ sur 3M€. Le but : créer un espace alpin bas carbone grâce à la géothermie.

Face aux risques naturels liés aux changements climatiques, INDURA continue son action dans le projet national C2ROP. Né chez INDURA, ce programme de recherche de 4,6 M€, destiné à prévenir les risques de chutes de blocs, réunit aujourd’hui 40 partenaires nationaux, privés et publics.

Lors de l’assemblée générale, Pierre Rampa, président d’INDURA, et Jean-Claude Lenain, vice-président du PNB, pôle de l’industrie nucléaire, ont signé une convention de partenariat autour de la durabilité des bétons et la formulation de nouveaux matériaux.

Débats animés

La table ronde intitulée « Infrastructures et Croissance verte : écrivons une nouvelle histoire » était le moment fort de cette matinée. Bruno Charles, Métropole de Lyon ; Jean-Christophe Louvet, président de la commission Développement Durable de la FNTP (Fédération nationale des travaux publics) ; Christian Caye, délégué au Développement Durable, Groupe Vinci ; Christophe Ménézo, professeur de l'Université Savoie Mont-Blanc, et Maurice Hug, directeur régional du groupe Setec, ont confronté leur point de vue. Comment relever l’un des premiers défis : faire un usage raisonné des ressources ? « Comme les maires d’Asie ou d’Amérique du Sud, nous nous interrogeons sur la manière de passer de l’abondance à la rareté. Nous sommes tous en transition vers la sobriété », témoigne Bruno Charles. L’enjeu est donc de faire autant avec moins d’énergie, moins de déchets, moins de matériaux et moins de ressources foncières. Un impératif qui nécessitera d'innover, par exemple en s'inspirant de la nature où « rien ne se jette, rien ne se perd », comme l'explique Christophe Ménézo. Il faudra aussi revoir profondément les pratiques actuelles, selon Christian Caye, groupe Vinci : « Nous sommes plus que tout autre secteur d’activité le plus à même d’agir, mais il faut transgresser, changer nos habitudes, travailler ensemble. Cela nécessitera par exemple de nouvelles formes contractuelles ». Jean-Marc Cornut, président de la FRTP Rhône-Alpes, renchérit : « Les travaux publics ne sont pas un problème pour le développement futur, ils sont la solution ». Jean-Christophe Louvet, FNTP, constate : « Le monde change, et les travaux publics aussi. On a besoin de travailler avec INDURA pour faire remonter le flux d’informations ». Et Pierre Rampa, président du cluster, de conclure : « La transgression, le travail collaboratif, c’est l’essence même d’INDURA ».

Résultat des élections

Pierre Rampa, candidat à sa succession, a été réélu à la présidence d’INDURA pour un mandat de trois ans.

Le Conseil d’administration 2016-2018, élu vendredi, compte dorénavant 25 membres, soit 8 membres supplémentaires (en gras) incarnant l’expansion territoriale et thématique d’INDURA. A cette occasion, un nouveau collège a été créé pour accueillir les Maîtrises d’ouvrage.

• Collège Entreprises : Artelia, CAN, Colas, Eiffage Route Centre Est, GTS (groupe NGE), Hikob, Matière, Rampa TP, SATM, SERFIM, Setec, Sitétudes, Vinci TP – Lyon.

• Collège Centre de recherche, école, universités, établissements de formation, centres publics d’expertise : CETU, ENISE, ENTPE, Grenoble INPG, IFFSTAR, INSA.

• Collège « Syndicats professionnels » : FRTP Auvergne, FRTP Rhône-Alpes, Syntec Ingéniérie.

• Collège « Maîtrises d’ouvrage publiques ou privées » : CNR, EDF, un siège reste à pourvoir.